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Module 05 · Pacage

Alpha

La rotation de votre pâturage : quel groupe d'animaux, sur quel parc, de quand à quand — et ce que chaque parc a subi ou s'est reposé. Deux tableaux et une carte qui parlent des mêmes séjours.

Le pacage a besoin du cheptel

Les lignes de la matrice sont les groupes de votre troupeau, et la charge se calcule sur des UGB. Le module ne s'active donc pas seul : il suit le Cheptel.

On pose un groupe, jamais une bête

L'unité du pacage est le groupe d'animaux — ce que vous appelez un lot. Vous le composez une fois, et c'est lui que vous déplacez de parc en parc.

Un groupe peut mêler les espèces : des chèvres avec les ânes, une truie avec ses porcelets. Partout où il apparaît, ses espèces sont montrées en pictogrammes — parce que « 12 animaux » ne dit pas ce qu'il y a dans le parc.

Dans le configurateur, les animaux sont rangés par filiation : une mère et ses petits se choisissent ensemble, en un geste. Et un porcelet non sevré suit sa mère automatiquement — le logiciel l'ajoute et vous le dit, plutôt que de vous laisser composer un lot où la truie serait sans sa portée.

Les parcs viennent de vos plans

Un parc n'est pas une ligne à saisir : c'est une forme que vous avez dessinée dans la géoinformation, sur une planche de parcs. Sa surface est calculée sur le dessin, en coordonnées suisses.

Déplacer une clôture change la charge

Si vous redessinez un parc, la place dont y disposent les bêtes est recalculée — sans que vous ayez rien à ressaisir ailleurs. C'est le sens même de dessiner plutôt que de saisir.

Une exploitation qui n'a pas encore dessiné ses parcs verra un pacage vide : c'est attendu, pas une panne.

Cinq lectures, cinq questions

Vue La question à laquelle elle répond
Matrice groupes × semaines « Où va ce lot ? »
Matrice parcs × semaines « Qu'a subi ce parc ? » — c'est elle qui décide de l'herbe
Matrice par animal « Cette bête-là, où est-elle passée ? »
Carte « Qui est où cette semaine ? »
Schéma « Comment tourne mon troupeau ? »

Les trois premières se lisent l'une sous l'autre, la carte et le schéma se choisissent en tête d'écran.

Les deux premières matrices défilent ensemble : elles montrent les mêmes semaines, et les décaler l'une par rapport à l'autre serait le meilleur moyen de comparer deux semaines différentes en croyant lire la même.

Il n'y a pas de saison

Vous ne conduisez pas un troupeau par année civile. Le seul réglage de temps est une fenêtre glissante : tant de mois avant aujourd'hui, tant de mois après, jusqu'à dix ans de chaque côté. Elle commande les deux matrices et la carte.

Pourquoi c'est important

Avec des saisons, le compteur de repos d'un parc repartait de zéro chaque 1ᵉʳ janvier — et annonçait une herbe reposée sur un parc rasé six semaines plus tôt. En continu, le repos se compte depuis le dernier départ, quelle que soit l'année.

Sur une fenêtre large, une réglette de survol montre toute la période comprimée en une bande, avec un cadre sur ce que vous regardez. Un clic dessus vous y emmène.

C'est la même réglette qui sert de curseur de semaine sur la carte : chaque séjour y est un trait à la couleur de son groupe, donc vous visez une semaine pleine, que vous voyez avant de cliquer.

Poser et déplacer un séjour

Dans les deux matrices :

  • glisser une barre la déplace ;
  • tirer un bord l'allonge ou la raccourcit ;
  • changer de ligne change de groupe dans la matrice des groupes, et de parc dans celle des parcs ;
  • cliquer une zone vide y pose un séjour d'une semaine, au jour visé ;
  • cliquer une barre ouvre sa fiche.

Quand vous survolez une piste libre, une semaine fantôme suit votre curseur avec sa date : vous voyez où le séjour tombera avant de cliquer. Le geste ne s'applique qu'au vide — cliquer une barre existante l'ouvre, il n'en crée pas une seconde par-dessus.

Les colonnes valent une semaine, mais un séjour se cale au jour : sept traits fins découpent chaque colonne, le week-end est teinté, et deux repères verticaux suivent votre geste pour dire exactement où la barre tombera.

Le nom d'une barre reste lisible quand elle commence hors de l'écran : il se cale au bord de la zone visible plutôt que de partir avec son début. Et un tableau qui compte plus de lots que de rotations en cours se replie sur « En rotation » — les autres restent accessibles d'un clic, puisque c'est sur leurs lignes qu'on pose un premier séjour.

L'éditeur de tranche

Dans la fiche d'un séjour, les dates se saisissent de trois façons, au choix :

Mode Ce que vous dites
Semaines « de la semaine 22 à la semaine 25 » — les dates de début et de fin de semaine se posent toutes seules
Durée « dès la semaine 22, pour 4 semaines »
Jours les deux dates exactes, quand elles ne tombent pas sur des semaines pleines

Plusieurs lots sur le même parc

C'est un usage courant : les chèvres avec les moutons, ou deux bandes qui se croisent le temps d'une transition. Le logiciel le traite comme tel — ce n'est pas une erreur à corriger.

La place se calcule sur les bêtes réunies

Quand deux lots partagent un parc, la place n'est pas divisée deux fois : elle se calcule sur les UGB réunies, au moment où le parc porte le plus. Les deux séjours affichent donc la même place — celle du parc, pas celle qu'un lot croirait avoir pour lui.

Le pic, et non la moyenne : ce sont les jours de cohabitation qui marquent le sol, pas la moyenne de la quinzaine.

Ce que vous voyez :

Où Ce qui est montré
Bandeau en haut quels parcs sont partagés, par qui, et sur quelle période
Matrice des groupes un repère +1 sur la barre — sans lui, la place annoncée paraîtrait fausse, puisqu'elle compte des bêtes absentes de cette ligne
Matrice des parcs les séjours simultanés se rangent en couloirs, et la ligne du parc grandit pour les montrer tous
Carte la pastille porte les deux lots (« Moutons + Chèvres »), et la liste montre le parc puis ses lots, chacun cliquable
Infobulle d'un séjour le nom des co-occupants, leurs UGB, et la période exacte du recouvrement

Les jours pâturés ne s'additionnent pas

Deux lots présents la même semaine ne font pas quatorze jours de pâture : ils en font sept. Le bilan d'un parc compte les jours réellement occupés, pas la somme des séjours — et le repos part du dernier départ, pas du premier.

Ce que les couleurs disent

La place dont disposent les bêtes

Ce que ça veut dire
🔴 À l'étroit moins de 100 m² par UGB — l'herbe part vite, le parc se salit, il faudra bouger tôt
🟠 Correct de 100 à 250 m² par UGB — une densité de rotation courante
🟢 Au large plus de 250 m² par UGB — les bêtes ont de quoi trier

Chaque barre porte une jauge de trois crans à sa couleur — elle tient là où un nombre serait tronqué. Le chiffre exact est dans l'infobulle et dans la fiche du séjour.

Le ratio est exprimé par UGB, pas par tête : une chèvre et un cheval font un animal chacun, mais 0,17 et 1,00 UGB. La ligne d'un parc porte la charge la plus serrée qu'il ait supportée sur la période — une moyenne confortable cacherait les trois jours qui l'ont abîmé. Sur un parc partagé, cette charge compte tous les lots présents.

Le repos d'un parc

🔴 moins de 45 jours on revient tôt
🟠 45 à 90 jours
🟢 90 jours et plus

Ce sont des repères, pas du droit

Aucune ordonnance ne fixe de durée de repos ni de densité instantanée : elles dépendent de la pousse, de la saison et du sol. La couleur alerte, elle ne condamne pas — et c'est pourquoi le niveau le plus serré s'appelle « à l'étroit » et non « non conforme ».

La carte

La carte porte le fond swisstopo et vos parcs, colorés par le groupe qui les occupe. La réglette au-dessus fait tourner les couleurs sous vos yeux : c'est la manière la plus rapide de comprendre une rotation. Deux chevrons corrigent d'une semaine, et « Cette semaine » vous ramène à aujourd'hui — il n'apparaît que si vous vous en êtes éloigné.

Colorer par groupe, ou par repos

La carte répond à deux questions, et vous choisissez laquelle vous posez :

Ce que vous voyez
par groupe où sont vos bêtes — chaque parc à la couleur du lot qui l'occupe
par repos où l'herbe est prête — 🔴 moins de 45 j · 🟠 45 à 90 j · 🟢 90 j et plus · ⚪ jamais pâturé sur la période

Un parc occupé garde la couleur de son lot

Même en coloration « par repos ». Il n'est pas au repos : la question ne se pose pas pour lui, et mélanger les deux échelles donnerait des verts qui voudraient dire deux choses.

Un bouton cadre sur les parcs occupés — utile dès que votre domaine s'étend sur plusieurs communes, où la vue d'ensemble réduit chaque parc à quelques pixels.

La liste, à côté

La liste complète de vos parcs — occupés d'abord, les plus chargés en tête ; au repos ensuite, les plus reposés en tête, parce que c'est vers ceux-là que vous déplacerez le lot suivant. Chaque section porte sa surface totale.

Un parc au repos affiche depuis combien de jours, jugé à la couleur, et les espèces qui y sont déjà passées — on n'y ramène pas les mêmes bêtes tout de suite. Un parc occupé affiche le temps qu'il reste (« encore 36 j ») autant que la date de sortie.

Un clic sur une ligne cadre la carte dessus et l'y met en évidence.

Un moteur de recherche et trois filtres — commune, lieu-dit, nature de parc — vous y mènent directement quand le domaine s'étend sur plusieurs communes.

Poser un séjour depuis la carte

« Poser un séjour » ouvre la liste de vos lots. Choisissez-en un, puis cliquez son parc sur la carte : le séjour se crée sur la semaine affichée. Deux clics plutôt qu'un glissement — parce que c'est dehors, sur une tablette, qu'on pose une rotation.

Le bouton reste replié tant que vous ne le demandez pas : on vient d'abord lire une carte, on y écrit ensuite.

Le contrôle des présences impossibles

Une bande permanente, au-dessus des vues, dit en un mot où en est votre plan sur la période regardée : plan cohérent, des bêtes sans parc, ou présences impossibles.

Une bête ne peut pas être à deux endroits à la fois

Vous composez vos lots librement, et rien n'empêche une même bête d'appartenir à deux groupes. Si ces deux groupes séjournent en même temps sur des parcs différents, votre plan décrit quelque chose de physiquement impossible.

Le contrôle le cherche, le nomme, et vous montre les deux séjours en cause — dans les matrices, sur la carte et dans le schéma, marqués d'un liseré rouge.

Deux lots dans le même parc n'est pas un conflit

Vos chèvres et vos moutons partagent le même pâturage tous les étés : c'est une pratique, pas une erreur. Un contrôle qui signale ce qui est normal est un contrôle qu'on cesse de lire.

On avertit, on ne bloque jamais

Un plan en construction passe par des états incohérents. Vous interdire d'enregistrer reviendrait à vous faire ranger vos idées dans l'ordre où la machine les attend.

Les bêtes sans parc

Le second onglet liste les bêtes qui n'ont aucun parc sur tout ou partie de la période. Le ton est ambre, jamais rouge : un trou n'est pas une faute. Une bête peut être à l'étable, vendue, ou en estivage ailleurs — c'est un manque de planification qu'on signale, pas une négligence.

La matrice par animal

Les deux premières matrices répondent à des questions de gestionnaire. Celle-ci répond à celle qu'on se pose devant la bête : « celle-ci, où est-elle passée cette année ? ».

Chaque animal a sa ligne, et l'ordre n'est pas décoratif — il est zootechnique :

  • les bêtes sont groupées par espèce ;
  • les mâles reproducteurs sortent en tête de leur espèce, hors lignée : un mâle ne se range pas sous sa mère, il féconde toutes les lignées ;
  • viennent ensuite les lignées maternelles, chaque mère suivie de sa descendance ;
  • les bêtes sans filiation connue — les animaux achetés — forment un ensemble nommé, jamais un fond de liste anonyme.

Un moteur de recherche par nom ou numéro y accède directement, et les espèces se replient.

Cette vue se lit, elle ne se manipule pas

Un séjour appartient à un lot. Le tirer depuis la ligne d'une bête déplacerait aussi toutes les autres du même lot, sans que rien à l'écran ne l'annonce. Ici, un clic ouvre le séjour ; il ne le bouge pas.

Le schéma des passages

La matrice porte le temps mais pas l'enchaînement : deux barres côte à côte ne disent pas que le lot est passé de l'une à l'autre. La carte porte l'espace mais pas la suite : elle montre où sont les bêtes, jamais d'où elles viennent.

Le schéma montre le trajet de chaque lot, parc après parc, dans l'ordre. Chaque flèche porte le repos laissé au parc entre deux passages — et signale en ambre les enchaînements sans le moindre jour d'écart, qui sont ce qui abîme un pâturage. En tête, les parcs les plus sollicités de la période, tous lots confondus.

Un schéma qui ne bouge pas

Pas de zoom, pas de déplacement, aucun graphe qui se réorganise tout seul. Un schéma qu'on peut bouger n'est jamais deux fois le même : il ne se compare pas d'une saison à l'autre et ne se montre à personne. Ici la disposition ne dépend que de vos données.

Un point de lecture à connaître

L'appartenance d'une bête à un groupe est datée, et la date enregistrée est celle de votre saisie. Si vous composez vos lots aujourd'hui, les séjours plus anciens n'ont donc, en toute rigueur, aucun effectif connu.

Plutôt que de vous afficher un vide, l'écran reprend l'effectif du jour et le signale : la barre est en pointillé, et l'infobulle le dit. C'est une reprise, pas un relevé — et c'est écrit là où vous le lisez.


Voir aussi : Cheptel · Géoinformation agricole