Module 02 · Géoinformation agricole¶
Alpha
Les plans de votre exploitation — ce qui pousse, où pâture le bétail, ce qui est bâti — en formes normées suisses, avec la même façon de dessiner que dans les espaces communal et professionnel de Bat-i.
Trois natures de planche¶
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Plan de culture
Ce qui pousse où, et sur quelle période. Chaque zone porte un code normé, et sa surface se compte.
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Plan des parcs
Le pâturage : parcs fixes et tournants, clôtures, points d'eau, abris, passages à bétail.
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Plan des infrastructures
Le bâti et les réseaux. Permanent — il n'appartient à aucune année, et sert de fond de plan aux deux autres.
Le fond d'infrastructures s'affiche sous les autres
Vous dessinez vos parcs au-dessus de votre ferme, pas à côté. Le plan d'infrastructures reste visible en atténué pendant que vous travaillez sur les autres planches — il se dessine une fois, il sert toujours.
283 formes normées¶
Le catalogue réunit les formes de tous les espaces de Bat-i — signalisation routière, chantiers, sécurité, dangers naturels — et 137 formes proprement agricoles, mises en avant ici.
| Domaine | Ce qu'il couvre | Norme |
|---|---|---|
| Cultures | terres ouvertes, céréales, maïs, maraîchage, serres et tunnels, vigne, vergers, jachères, permaculture | OTerm art. 14 à 22 |
| Herbages | prairies et pâturages permanents, extensifs, boisés, surfaces à litière, estivage | OTerm art. 19 à 26 |
| Biodiversité | les 17 types de surfaces de promotion de la biodiversité, haies, ourlets, murs de pierres sèches, arbres haute-tige | OPD art. 55 |
| Parcs | parcs fixes et tournants, clôtures électriques et bois, portails, abreuvoirs, abris, chiens de protection | conventions d'usage |
| Infrastructures | ferme, grange, étable, silos, fosse à lisier, fumière, local phyto, aire de lavage, point de vente | conventions d'usage |
| Eau | conduites, bisses, bassins, captages, zones de protection S1/S2/S3, bandes tampon | OEaux, SIA 405, OPD annexe 1 |
| Contraintes | zones de non-traitement, périmètre bio, reconversion, surfaces exclues de la SAU, plantes problématiques | OTerm art. 16, ORRChim, OBio |
Chaque forme affiche sa référence et ce qu'elle signifie. Un moteur de recherche traverse tout le catalogue : tapez « pâturage », « clôture » ou « bande tampon », et la forme sort quel que soit le domaine ouvert.
Ce qui n'est pas normé le dit
Aucune ordonnance fédérale ne fixe la couleur d'un parc tournant ni d'une clôture électrique. Ces formes portent la mention « Convention interne » plutôt qu'une référence inventée : une norme fabriquée serait pire qu'une absence de norme, parce qu'on la citerait.
Les arbres haute-tige se comptent à l'arbre
Les arbres fruitiers haute-tige donnent droit à une contribution par arbre, et non à la surface (OPD art. 55 al. 1bis). Leur forme est donc un point à poser, pas un polygone à tracer.
Comment faire¶
Créer une planche¶
« Nouvelle planche » demande d'abord ce que vous voulez décrire — un plan de culture, un plan de parcs, des infrastructures, des surfaces de biodiversité, un réseau d'eau. Ce choix prépare la planche et met en avant les formes du domaine.
Vous décrivez ensuite la planche — son titre, sa nature, sa période s'il y a lieu, ses destinataires. Elle existe alors en brouillon. Le dessin ne s'ouvre qu'après.
Pourquoi décrire avant de dessiner
Dessiner d'abord obligeait à tracer sans savoir ce qu'on décrit — et à tout perdre en cas d'abandon. La planche existe désormais avant le premier trait : on peut la reprendre plus tard.
Dessiner¶
Polygones, zones arrondies, lignes, rayons, points signalétiques, et le tracé qui suit la chaussée pour vos chemins d'exploitation. Chaque forme peut être nommée — son nom apparaît dans le panneau des calques et au survol sur la carte.
Modifier ce qui est déjà dessiné¶
Cliquez la forme sur la carte. Elle s'ouvre en modification, la carte cadre dessus, et ses réglages apparaissent à droite — couleur, nom, épaisseur, mesures affichées.
La liste des planches reste sous vos yeux pendant ce temps. Les formes s'y renomment, s'y masquent, s'y dupliquent et s'y suppriment à leur place, sans changer d'écran.
Vous saurez toujours si vous êtes en train de modifier
La planche ouverte porte la mention « en édition ». Pour en sortir : la croix à côté de son nom, ou la touche Échap.
Tant que vous modifiez, deux choses changent : vous ne pouvez pas masquer la planche que vous modifiez (c'est elle que vous êtes en train de dessiner), et une barre « Modifications non enregistrées » apparaît dès que quelque chose bouge. Elle n'apparaît que dans ce cas — son absence veut dire que rien n'est en attente.
Rien n'est écrit avant « Enregistrer ». Fermer avec des modifications en cours vous le demande d'abord.
Voir votre parcellaire sous les planches¶
Au-dessus de la carte, « Parcellaire en fond » projette les limites de votre domaine sous ce que vous dessinez, teintées par régime foncier.
Ce n'est pas décoratif. Une zone de culture se dessine sur une parcelle : sans ses limites sous les yeux, on trace à l'estime, et la ventilation des surfaces qui en découle — celle qui se déclare — est fausse. La teinte rappelle en outre ce que vous engagez : une culture pérenne sur une parcelle louée à bien plaire n'a pas la même portée que sur une parcelle en propriété.
Le fond ne se sélectionne pas et n'intercepte aucun clic : vous dessinez par-dessus sans le rencontrer. Il se coupe d'un clic, deux jeux de contours superposés finissant par se gêner.
Diffuser¶
« Diffusion » crée un lien public. Donnez-lui un nom (interne — il n'apparaît jamais au destinataire), choisissez les planches, posez une échéance, copiez le lien.
Trois usages courants :
- au contrôleur bio ou PER — un accès daté, sans lui ouvrir votre compte ;
- au propriétaire bailleur — voir comment sa parcelle est exploitée ;
- à l'employé saisonnier ou au voisin — où sont les parcs cette semaine, quel portail, quel point d'eau.
Les surfaces déclarables¶
Vous ne saisissez pas des surfaces à côté d'un plan : vous dessinez, et les surfaces suivent. Chaque zone de culture porte son code et ses dates, et c'est de là que viennent les surfaces.
C'est délibéré : deux saisies pour une même réalité finissent toujours par diverger, et c'est celle qu'on n'a pas regardée qui part à la déclaration.
Ce qui se déclare est la zone, pas la parcelle
Un même numéro de parcelle porte couramment deux affectations — par exemple des pâturages sur les deux tiers et une surface de promotion de la biodiversité sur le reste. L'unité de compte est donc la zone dessinée.
Mais la déclaration cantonale, elle, se fait par numéro de parcelle. La part de chaque zone tombant dans chaque parcelle est donc calculée par intersection géométrique — jamais saisie.
La forme datée, plutôt que l'année¶
Une culture n'occupe pas une parcelle « pour 2026 » : elle l'occupe d'une date à une date. Une même parcelle porte souvent deux cultures successives dans l'année, chacune avec sa période.
C'est pourquoi la surface se lit à une date donnée, et non « pour une campagne ». On demande l'état à ce jour, ou entre deux dates — et la réponse est exacte, ce qu'« une année » ne permet pas. La rotation se lit par recouvrement géométrique d'une période à l'autre, chaque zone gardant une identité qui lui reste attachée.
Les codes de culture¶
La liste est publiée par l'OFAG pour le relevé des surfaces, et elle change d'une année à l'autre. Elle est donc millésimée : une déclaration de 2025 reste lisible avec les codes de 2025.
- La liste officielle est servie à toutes les exploitations et ne se modifie pas — la corriger localement ferait diverger deux exploitations sur ce que signifie le même code.
- Vous pouvez en dériver une copie pour vos propres subdivisions : distinguer deux prairies conduites différemment sous le même code officiel, par exemple.
Chaque code indique la catégorie de l'ordonnance sur la terminologie agricole à laquelle il se rattache — c'est elle qui dit ce qui entre dans la surface agricole utile, donc ce qui se déclare.
Deux lectures, et les deux servent¶
| Vue | Ce qu'elle montre | À qui elle sert |
|---|---|---|
| Par code de culture | ce que vous cultivez, toutes parcelles confondues | à vous |
| Par parcelle | chaque numéro, chaque code, chaque surface | c'est la forme qu'attend une déclaration |
Une zone à cheval sur deux numéros apparaît deux fois dans la seconde vue, chacune pour sa part.
Deux lectures de vos surfaces¶
Vos formes répondent à deux questions différentes, et l'écran les tient séparées :
| Lecture | Ce qu'elle compte |
|---|---|
| Ce que j'exploite | toutes vos formes, par nature : « 3 parcs fixes, 0,75 ha », « 1 pâturage attenant, 0,11 ha » |
| Ce qui se déclare | seulement celles portant un code de culture, ventilées par numéro de parcelle |
Elles ne s'additionnent jamais
Un parc, une clôture, un abri n'ont aucun code fédéral — aucune ordonnance ne les régit. Ils comptent pourtant dans la conduite de votre domaine. Additionner une surface déclarée et une surface de parc donnerait un total qui n'intéresse personne.
L'écart entre les deux, en revanche, dit quelque chose : ce sont les surfaces que vous exploitez sans les déclarer, et celles que vous avez dessinées sans leur donner de code.
Le nom ne change rien au compte¶
Renommez « Parc fixe 2 » en « Parc des truies » : il reste compté avec les autres parcs fixes. C'est la forme normée qui dit ce que la surface EST, pas le nom que vous lui donnez — lequel sert à vous y retrouver.
Chercher et filtrer¶
Comme dans le parcellaire : par famille de formes, par nature de planche, ou en n'affichant que les formes déclarables. La recherche couvre le nom de la forme, sa famille, sa norme et son code.
Le code de culture, proposé¶
Quand une forme normée appelle un code sans ambiguïté, l'écran vous le propose — un clic, et il est posé. Dessiner « Pâturage attenant à la ferme » puis rechercher le code 616 dans une liste de cent soixante entrées revenait à saisir deux fois la même chose.
Proposé, jamais imposé
Le code reste modifiable, et toutes les formes n'en reçoivent pas. Trois raisons de vous laisser le dernier mot :
- la correspondance n'est pas réciproque — le code 616 couvre les pâturages attenants et les autres pâturages, deux formes distinctes du catalogue ;
- la liste OFAG change d'une année à l'autre, et vous pouvez en dériver une copie ;
- le contexte décide — une même forme peut relever de deux codes selon la région ou la conduite.
Une forme dont le code dépendrait d'un choix que vous seul pouvez faire — une serre, par exemple, qui relève de quatre codes selon ce qu'elle abrite — n'en reçoit aucun. Mieux vaut aucune proposition qu'une proposition acceptée sans être relue.
Ce qui s'affiche sous vos formes¶
Les réglages de la carte¶
En bas à gauche de la carte, cinq boutons — les mêmes dans tous vos espaces Bat-i :
| Réglage | Ce qu'il fait |
|---|---|
| Plan | le plan suisse en gris : le fond de travail, vos formes y ressortent |
| Couleur | le plan suisse en couleur, pour se repérer |
| Photo | la photo aérienne : le terrain tel qu'il est — le rang de vigne, la lisière réelle, le chemin qui n'est sur aucun plan |
| Mesures | les cotes de toutes les formes ; éteint, seule la forme choisie porte les siennes |
| Cadastre | le découpage officiel de toutes les parcelles, la vôtre comme celle du voisin |
Vos choix sont retenus d'un écran à l'autre : ce sont des préférences de travail, pas des réglages à reprendre à chaque visite.
Dessiner une culture sur la photo aérienne
Un plan porte les noms et les limites ; la photo montre ce qui pousse. Dessiner une planche de culture sans voir le terrain revient à le faire de mémoire.
Le cadastre disparaît quand vous dézoomez
La couche fédérale n'est publiée qu'à partir du 1:25'000. En vue large, l'absence de limites n'est pas votre réglage — c'est le service qui ne rend rien à cette échelle.
Votre parcellaire, à part¶
Deux réglages propres à l'agriculture, au-dessus de la carte :
| Réglage | Ce qu'il montre |
|---|---|
| Fond parcellaire | le remplissage teinté de vos parcelles, selon leur régime |
| Contours parcellaires | leur limite seule, sans la couleur |
C'est la combinaison « limites seules, sans couleur ni cadastre » qui sert le plus quand on dessine dense.
Précisions¶
- Ce qui sort d'un lien public est en lecture seule, et strictement limité : les formes, leur style, leur titre et leur information. Jamais un bail, un bailleur, un fermage, une surface déclarée, un numéro de parcelle ni un code de culture — non parce qu'ils seraient masqués, mais parce qu'ils n'entrent pas dans les données envoyées.
- Le nom du lien vous sert à savoir à qui vous l'avez remis. Il n'est jamais montré au destinataire.
- Un lien expiré répond comme un lien révoqué : la page est simplement introuvable.
- Une planche naît en brouillon et n'est diffusée qu'une fois publiée. Publier la verrouille : pour la modifier, repassez-la en brouillon.
- Le périmètre de votre parcellaire s'affiche en avertissement, jamais en blocage : un parc mord parfois sur un chemin communal, et c'est normal.
- Le module géographique se manœuvre pareil dans tous vos espaces. Si vous êtes aussi agent d'une commune (AIT) ou membre d'un bureau (IQ), vous y retrouverez les mêmes gestes : cliquer une forme pour la modifier, la liste qui reste visible, les mêmes réglages de carte.
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Renvois : Parcellaire · Géoinformation territoriale (AIT)
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Les surfaces sont calculées dans le système de coordonnées suisse (MN95). Une surface calculée autrement donnerait un nombre, pas des mètres carrés.
- Une zone qui déborde hors de votre parcellaire est signalée : cette surface ne peut être rattachée à aucun numéro, donc pas déclarée. Vérifiez le tracé, ou complétez le parcellaire.
- Une forme sans code est ignorée du calcul : c'est une annotation, un repère, une limite — pas une déclaration.